Les 6 et 7 août 2014, le comité d’urgence de l’OMS – Organisation mondiale de la santé – s’est réuni pendant deux jours à Genève au sujet de la situation de l’épidémie du virus Ebola.

Le 8 août 2014, l’OMS a considéré que les conditions d’une ” urgence de santé publique de portée mondiale sont réunies ” et ajoute qu’une ” réponse internationale coordonnée est essentielle pour arrêter et faire reculer la propagation internationale d’Ebola “.

Le virus Ebola

La maladie engendrée par le virus Ebola, aussi nommée fièvre hémorragique, est une pathologie très grave qui peut être mortelle à raison de 90 % des cas.

L’OMS a indiqué qu’entre le 2 et le 4 août 2014, 108 nouveaux cas de maladie à virus Ebola ont été recensés et 45 décès ont été notifiés par la Guinée, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone. Cela porte à près de 1000 morts dans le monde.

La contamination du virus Ebola s’effectue par un contact avec du sang, tissus ou liquides organiques des patients ou des animaux infectés par le virus.

Les familles des patients infectés et les personnels de santé sont les personnes qui sont les plus exposés à la contamination. Des mesures sanitaires strictes et des protections sont fortement recommandés par l’OMS pour lutter contre la contamination et la propagation du virus.

Le plan blanc des établissements de santé

En France, aucun cas n’a été signalé et la la Direction Générale de la Santé – DGS – a indiqué que la procédure pour l’accueil des passagers en provenance des pays concernés par la maladie a été renforcée.

En cas de survenue de l’épidémie en France, les établissements de santé publics et privés pourraient déclencher le plan blanc.

Le Plan blanc est un plan spécifique d’urgence sanitaire qui peut être mis en place dans les établissements de santé publics et privés.

Le Plan Blanc contient des mesures d’organisations destinées à faire face à une situation sanitaire exceptionnelle ou une activité accrue d’un hôpital. Il permet d’organiser l’accueil et la prise en charge d’un afflux massif de victimes d’un accident, d’une catastrophe, d’une épidémie ou d’un événement climatique meurtrier et durable.

Le Plan Blanc peut être déclenché par le directeur ou le responsable de l’établissement, qui en informe sans délai le représentant de l’État dans le département, ou à la demande de ce dernier.

Dans tous les cas, le représentant de l’État dans le département doit informer sans délai le directeur général de l’agence régionale de santé, le service d’aide médicale urgente départemental et les représentants des collectivités territoriales concernées du déclenchement d’un ou plusieurs plans blancs.

De plus, le CHSCT – Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail – est l’instance représentative du personnel qui est compétente pour protéger la santé et la sécurité des salariés au travail.

Pour aller plus loin

Lire l’article sur : L’instruction du ministère de l’intérieur et de la santé du 22 octobre 2014 détermine la conduite à tenir sur le risque Ébola en France

Lire l’article sur : le Plan Blanc dans les établissements publics ou privés de santé – définition – déclenchement – mesures d’organisation

Lire l’article sur : la fiche de prévention des expositions à des risques professionnels pour les salarié du secteur privé et les agents de la fonction publique

Lire l’article sur : les enquêtes du CHSCT après un accident du travail grave – un risque grave – une maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave

Lire l’article sur : l’obligation de sécurité de résultat de l’employeur – la faute inexcusable – définition – législation – jurisprudences – procédure au TASS

Lire l’article sur : le recours à une expertise du CHSCT en cas de risque grave ou de projet important

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